(no subject)
Nov. 9th, 2012 04:21 amEn 1930-32, 5.000 banques ont fait faillite aux États-Unis (trou de 3 milliards et demi de dollars, malgré une subvention de 850 millions de dollars (1).
En 1932, en Allemagne, il a fallu que l'État (par la personne du contribuable) crachât un milliard de marks pour « assainir » 5 banques. A la même époque, en France, et de par la même procédure, 3 milliards ont été donnés aux respectables banques ayant fait banqueroute. Extrayons au hasard dans un journal plutôt conformiste, à côté de l'indication de 300.000 chômeurs, et 150.000 intellectuels dans la misère celle de 120.000 faillites en 1933 et tout cela rien que pour Paris et le département de la Seine. (Aujourd'hui – fin 1934 - 375.000 chômeurs dans la région parisienne).
Le déficit budgétaire était, en 1930, de 900 millions de dollars aux États-Unis et de 2 milliards 800 millions de francs en France l'année suivante, le déficit américain se multipliait par trois et devenait 2 milliards 800.000 dollars, le français se multipliait par deux et devenait 5 milliards 600.000 francs avant-dernier budget, 9 milliards (2). Italie, 4 milliards'de lires. Et aujourd'hui, en Amérique, c'est tout un échafaudage d'État de combinaisons aussi draconiennes que vaines à quoi s'évertuent une collection de cervelles de qualité supérieure.
(...)
Pour des raisons qu'un enfant comprendrait: Ici, désordre et chute.
Là-bas, ordre et montée. Tout compte fait, depuis que l'homme est homme, on, n'a jamais accompli dans le monde un pareil progrès d'ensemble. Comme le dit Staline, « on a vu s'élargir la pratique des rythmes impétueux ». Et il dit aussi « Chaque période du développement national a son épopée. Aujourd'hui, en Russie, c'est l'épopée de la construction. ». On n'a jamais vu non plus un travail si colossalement rationalisé. Le Plan 1928-32 est le témoignage le plus étendu qui a été donné jusqu'ici, de l'intelligence et de la volonté humaines.
Henri Barbusse, Staline (1935)
En 1932, en Allemagne, il a fallu que l'État (par la personne du contribuable) crachât un milliard de marks pour « assainir » 5 banques. A la même époque, en France, et de par la même procédure, 3 milliards ont été donnés aux respectables banques ayant fait banqueroute. Extrayons au hasard dans un journal plutôt conformiste, à côté de l'indication de 300.000 chômeurs, et 150.000 intellectuels dans la misère celle de 120.000 faillites en 1933 et tout cela rien que pour Paris et le département de la Seine. (Aujourd'hui – fin 1934 - 375.000 chômeurs dans la région parisienne).
Le déficit budgétaire était, en 1930, de 900 millions de dollars aux États-Unis et de 2 milliards 800 millions de francs en France l'année suivante, le déficit américain se multipliait par trois et devenait 2 milliards 800.000 dollars, le français se multipliait par deux et devenait 5 milliards 600.000 francs avant-dernier budget, 9 milliards (2). Italie, 4 milliards'de lires. Et aujourd'hui, en Amérique, c'est tout un échafaudage d'État de combinaisons aussi draconiennes que vaines à quoi s'évertuent une collection de cervelles de qualité supérieure.
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Pour des raisons qu'un enfant comprendrait: Ici, désordre et chute.
Là-bas, ordre et montée. Tout compte fait, depuis que l'homme est homme, on, n'a jamais accompli dans le monde un pareil progrès d'ensemble. Comme le dit Staline, « on a vu s'élargir la pratique des rythmes impétueux ». Et il dit aussi « Chaque période du développement national a son épopée. Aujourd'hui, en Russie, c'est l'épopée de la construction. ». On n'a jamais vu non plus un travail si colossalement rationalisé. Le Plan 1928-32 est le témoignage le plus étendu qui a été donné jusqu'ici, de l'intelligence et de la volonté humaines.
Henri Barbusse, Staline (1935)