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Jan. 27th, 2009 10:54 amОпять же в Фигаро, попалась статья американского писателя под названием Двенадцать подвигов Обамы (по аналогии с Геркулесом):
«Ces huit dernières années, nous avons connu un fléau qui a dévasté l'Amérique au point de la rendre méconnaissable à mes yeux. Je ne parle pas de l'argent gaspillé, des erreurs et autres égarements militaires. Je veux parler de la mesquinerie, de l'absence totale de générosité.Ce qui n'a pas grand-chose à voir avec l'affrontement entre républicains et démocrates, ou avec ce match de football qu'est devenue la politique au plus haut niveau. Peut-être même que cela n'a pas tant que ça à voir avec W., un homme doté d'un grand pouvoir de séduction en dépit de ses nombreux défauts. C'est plutôt tout ce qui s'est joué autour de lui : l'indifférence vis-à-vis des pauvres,la destruction de la classe moyenne,les tours de passe-passe des banquiers et des agents de change, comme si l'Amérique toute entière était devenue une gigantesque escroquerie pyramidale avec un unique credo : riche, toujours plus riche.
Et voilà qu'un nouveau shérif a pris possession de la ville, un shérif comme nous n'en avons jamais eu, et ce n'est pas parce qu'il est noir. La couleur de sa peau importe peu. C'est un homme venu de nulle part, originaire d'un milieu aussi modeste que celui de Nixon. Il n'appartenait à aucune élite, ses ancêtres n'ont pas fréquenté Harvard ou Yale, où les futurs présidents sont mis en couveuse. Partout où il est passé, il a été l'outsider. Il aurait pu choisir la sécurité d'une carrière de juriste à l'université de Chicago, mais il n'a pas voulu être un professeur avec chaire ou un avocat grassement payé dans un cabinet prestigieux. Au lieu de tout cela, il est devenu travailleur social dans les quartiers pauvres de Chicago, probablement la meilleure formation pour un président du XXIe siècle, pas seulement parce qu'il s'est retrouvé face à sa propre compassion au quotidien, mais surtout parce qu'il a dû apprendre à vivre à la manière d'un loup, faute de quoi il n'aurait pas survécu.»
Весьма точная характеристика и морального состояния Америки (этот тренд попер уже и при Клинтоне, если быть объективным), и крайней необычности выбора Обамы в президенты - то что он черный это еще пол дела, самое-то странное, что он вообще человек из низов, по американским меркам "ниоткуда".
«Ces huit dernières années, nous avons connu un fléau qui a dévasté l'Amérique au point de la rendre méconnaissable à mes yeux. Je ne parle pas de l'argent gaspillé, des erreurs et autres égarements militaires. Je veux parler de la mesquinerie, de l'absence totale de générosité.Ce qui n'a pas grand-chose à voir avec l'affrontement entre républicains et démocrates, ou avec ce match de football qu'est devenue la politique au plus haut niveau. Peut-être même que cela n'a pas tant que ça à voir avec W., un homme doté d'un grand pouvoir de séduction en dépit de ses nombreux défauts. C'est plutôt tout ce qui s'est joué autour de lui : l'indifférence vis-à-vis des pauvres,la destruction de la classe moyenne,les tours de passe-passe des banquiers et des agents de change, comme si l'Amérique toute entière était devenue une gigantesque escroquerie pyramidale avec un unique credo : riche, toujours plus riche.
Et voilà qu'un nouveau shérif a pris possession de la ville, un shérif comme nous n'en avons jamais eu, et ce n'est pas parce qu'il est noir. La couleur de sa peau importe peu. C'est un homme venu de nulle part, originaire d'un milieu aussi modeste que celui de Nixon. Il n'appartenait à aucune élite, ses ancêtres n'ont pas fréquenté Harvard ou Yale, où les futurs présidents sont mis en couveuse. Partout où il est passé, il a été l'outsider. Il aurait pu choisir la sécurité d'une carrière de juriste à l'université de Chicago, mais il n'a pas voulu être un professeur avec chaire ou un avocat grassement payé dans un cabinet prestigieux. Au lieu de tout cela, il est devenu travailleur social dans les quartiers pauvres de Chicago, probablement la meilleure formation pour un président du XXIe siècle, pas seulement parce qu'il s'est retrouvé face à sa propre compassion au quotidien, mais surtout parce qu'il a dû apprendre à vivre à la manière d'un loup, faute de quoi il n'aurait pas survécu.»
Весьма точная характеристика и морального состояния Америки (этот тренд попер уже и при Клинтоне, если быть объективным), и крайней необычности выбора Обамы в президенты - то что он черный это еще пол дела, самое-то странное, что он вообще человек из низов, по американским меркам "ниоткуда".